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29 – 30 décembre 2013 | Visite du Président de la République François Hollande, Arabie Saoudite

Le Roi Abdullah Bin Abdulaziz Al-Saoud, ainsi que le Président français François Hollande, ont souligné, lors de la réunion qui a eu lieu à Riyad le 29 décembre 2013, l’importance du renforcement des relations bilatérales franco-saoudiennes afin d’approfondir les relations bilatérales et d’amorcer un partenariat de coopération économique solide entre la France et le Royaume d’Arabie Saoudite.

Les relations économiques qui lient le Royaume d’Arabie Saoudite à la France sont fortes, dynamiques et variées et elles sont fondées sur une confiance mutuelle. Le niveau exceptionnel de ces relations doit aboutir à des projets prometteurs et fructueux permettant de développer la coopération bilatérale afin de garantir le soutien permanent de leur économie et de leur industrie.

A cet égard, le Roi Abdullah et le Président français ont abordé le développement du partenariat entre le Royaume et la France dans tous les aspects de la coopération économique et notamment la coopération dans les domaines des finances et des investissements possibles, qui puissent préserver leurs intérêts mutuels.

Dans ce contexte, le Royaume d’Arabie Saoudite et la France se sont accordés sur le fait que ces investissements se concentreraient sur trois secteurs principaux : des projets d’infrastructures, en particulier dans le domaine du transport ferroviaire, du crédit à l’exportation, ainsi que d’autres projets industriels innovants.

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توقيع الاتفاقيات | French Saudi Business Meeting Riyadh | Monday, December 2013 :

 

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« I apologize, I will speak in french. So…

Je vais commencer par souligner le rôle crucial qu’a eu Monsieur Ben Laden dans les relations entre la France et l’Arabie Saoudite. Maître Mohamed Ben Laden a eu tout au long de sa vie professionnelle, qui est encore courte, la ferme ambition de servir les intérêts de nos deux pays.

Son père, il est vrai, lui avait transmis la langue française et la culture française. Et vous avez suivi des études à Paris, dans la plus grande université française, la Sorbonne, et vous avez commencé votre vie professionnelle comme avocat, en France. Puis ensuite, vous êtes revenu ici, dans votre pays, vous avez ouvert votre cabinet à Riyad, et vous êtes aujourd’hui l’un des hommes, de loin, les plus compétents de l’Arabie Saoudite. Les entreprises françaises vous font confiance et vous défendez leurs intérêts ici, et vos conseils sont particulièrement précieux et judicieux. Vous présidez le Conseil des Affaires Franco-Saoudien, vous y consacrez beaucoup de temps… Or le temps, pour un avocat, c’est la denrée la plus rare ! Je n’ai pas dit la plus chère ! Mais vous êtes aussi notre avocat puisque vous défendez, si c’est nécessaire, les intérêts de l’Ambassade à Riyad. Vous avez également favorisé l’implantation de l’Alliance française en Arabie Saoudite. Et grâce à vous, 2500 saoudiens étudient notre langue. Voilà ce que je voulais souligner, pour justifier la haute distinction que je vais vous remettre. Vous servez la culture française, la langue française et l’économie française… Et donc l’Arabie Saoudite.

Monsieur Mohamed Ben Laden, au nom de la République française, nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur »

François Hollande
Président de la République Française

 

« Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs les Ministres, Messieurs les Ambassadeurs, chers amis.

Monsieur le Président, les propos très aimables que vous venez de tenir à mon sujet me touchent très particulièrement, et je vous en remercie profondément et chaleureusement. J’éprouve aussi, aujourd’hui, un sentiment de gratitude pour mes amis – je ne voudrais pas abuser de votre temps et les citer tous parce que la liste est très longue, pour mes amis qui ont permis que ce jour soit rendu possible. Certains d’entre eux, qui se reconnaitront, j’en suis sûr, sont avec nous aujourd’hui et mes remerciements s’adressent également à ceux qui n’ont pas pu être là, mais je sais qu’ils se réjouissent pour moi en cet instant.

Je mesure devant vous, avec une profonde émotion, l’honneur qui m’est fait aujourd’hui, tant les liens qui m’unissent à la France sont forts et, j’oserais dire, indestructibles. Cet honneur est double aujourd’hui. Non seulement, je rentre grâce à vous dans cet ordre prestigieux qu’est la légion d’honneur, mais qui plus est, votre présence ici, à Riyad.

J’en suis très fier, et votre présence en Arabie manifeste, aux yeux de mes compatriotes saoudiens, le vif intérêt que vous portez au Royaume. En ma qualité de Président du CAFS, j’ai été très sensible à votre disponibilité, Monsieur le Président, que vous avez toujours montré à l’Arabie, ses hommes politiques, ses hommes d’affaires, ses projets, et la réception que vous avez organisé au Palais de l’Elysée en avril reste gravée dans ma mémoire.

Et, vous me permettrez, je vais vous faire un aveu. On entend de plus en plus, en Arabie Saoudite, dire que la France est un partenaire fidèle et une amie fiable. Ce que je sais depuis bien longtemps, sans grand mérite car je nourris pour la France une vraie passion. Permettez-moi, pour conclure, Monsieur le Président de la République, et puisque nous sommes à la veille d’une nouvelle année, de vous présenter tous mes vœux de succès dans la tâche si exigeante qu’est la vôtre. Je forme le vœu que l’année 2014 soit celle du succès et celle des résultats dans les efforts courageux que vous menez, et soyez, Monsieur le Président de la République, sûr de ma gratitude profonde pour la prestigieuse marque de reconnaissance que la France m’a montrée aujourd’hui. »

Mohamed Ben Laden

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« Mesdames, Messieurs les Ministres,

A écouter le discours de Mohamed Ben Laden, nous n’avions plus aucun doute sur la distinction qui lui a été remise à cet instant. La qualité de sa langue, comme la profondeur de sa culture, comme son amitié à l’égard de la France, justifie cette haute distinction. Le père d’ Abdul Aziz Almunajem, qui était donc Monsieur Abdullah Al-Munajem, a développé son activité, d’abord dans les fruits et légumes, puis il a eu l’idée, puisqu’il est non seulement dans l’agroalimentaire mais également dans la restauration, dans les services, dans la distribution et même dans la construction. Et dans l’histoire, il y a eu une rencontre, avec la France. Vous avez fait confiance aux agriculteurs français, notamment à ces éleveurs de poulets, et vous avez investis dans l’entreprise Doux, dont vous distribuez les produits ici, en Arabie Saoudite. Et nous sommes maintenant liés l’un à l’autre, puisque vous avez fait le choix d’investir dans le capital de l’entreprise. Pour toutes ces raisons de fidélité, de loyauté, d’intégrité, la France a voulu vous rendre hommage, et faire du groupe Al-Munajem un exemple. Un exemple de coopération, de partenariat et d’intérêt commun. Et l’économie, ce ne sont pas simplement des marchandises, des produits, des capitaux. Ce sont des hommes. Et s’il n’y a pas de chef d’entreprise, s’il n’y a pas de grand dirigeant, il ne peut pas y avoir d’économie prospère. Et c’est pourquoi en Monsieur Abdul Aziz Almunajem, nous distinguons un grand chef d’entreprise, un investisseur éclairé, et un ami de la France. Et même si nous sommes loin de la Bretagne ici, en Arabie Saoudite, même s’il y a quelques éléments bretons parmi nous… Il y a toujours des bretons partout ! Eh bien aujourd’hui la Bretagne se tourne vers l’Arabie Saoudite en disant merci. Et la France se tourne vers Monsieur Abdul Aziz Almunajem pour lui remettre cette haute distinction.

Monsieur Abdul Aziz Almunajem, au nom de la République française, nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur. »

François Hollande
Président de la République Française

 

« Monsieur le Président,

Je voudrais vous exprimer notre reconnaissance pour avoir distingué notre groupe en ma personne, et cela démontre la profondeur des relations qui existent entre nos deux pays, le Royaume d’Arabie Saoudite et la France. Nos investissements en France ont pour orientation et désir de sa Majesté de fournir aux citoyens saoudiens tout ce qui peut contribuer à notre prospérité dans tous les domaines, que ce soit en ayant recours à la production nationale ou en important ce dont nous avons besoin. Et il y a un dire du prophète qui signifie de façon très approximative « celui qui fournit une marchandise ou un bien, c’est comme celui qui vous fait un cadeau ». Et je voudrais ici remercier votre gouvernement qui, selon vos instructions, nous a offert tout le soutien dont nous avions besoin. Et je voudrais, si vous me le permettez, exprimer mes remerciements, en particulier pour Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre français de la Défense, Monsieur Arnaud Montebourg, Ministre du redressement industriel, Monsieur le Ministre de l’Agriculture.

Encore une fois, je voudrais vous remercier, Monsieur le Président, pour cet honneur qui m’est fait et je vous souhaite une visite réussie en Arabie Saoudite. »

Abdul Aziz Almunajem