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30 mars 2013 | Discours de Mohamed Ben Laden au Festival Art de vivre à la Française

« Monsieur l’Ambassadeur, Excellences, Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

C’est pour moi une grande joie et un honneur tout particulier de prendre la parole devant vous ce soir à l’occasion de ce festival « Art de vivre à la Française ».

Je tiens, à cet égard, à remercier l’Ambassadeur de France et UBIFrance de permettre au CAFS le co-patronage de cet événement.

Ce patronage a une signification toute particulière.

D’abord, qu’il me soit permis de dire que s’agissant de l’art de vivre à la Française, le CAFS en « connait un rayon » si vous me permettez cette expression. En effet, sous vos bienveillants conseils, M. l’Ambassadeur, le CAFS pratique régulièrement, par le biais de ses voyages de prospection commerciale en France, la diversité humaine, culturelle, économique mais aussi gastronomique de la France. Car l’art de vivre à la française, c’est d’abord cela : une extrême diversité de régions, de pratiques, de traditions industrielles et commerciales. Ne pas approcher la France par sa diversité, c’est ne pas la connaître… C’est si vrai que quelqu’un (un français bien entendu…) a pu écrire un jour :

« Tous les Français aiment la France, c’est vrai, mais jamais la même »…

La France se nomme diversité. Le « made in France », c’est d’abord cela : une diversité de cultures régionales revendiquée, assumée par chaque français au fond de son cœur et de son âme d’alsacien, de bourguignon, de girondin, de chti, de parisien ou de normand…. Le CAFS, dont la vocation est d’abord de faire connaître la France aux hommes d’affaires saoudiens et de susciter un intérêt mutuel durable, a donc à cœur de visiter les nombreuses régions et villes de France : la capitale, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Strasbourg, Reims et d’autres. C’est dire qu’à chaque étape, les hommes d’affaires du CAFS prennent connaissance d’une spécificité culturelle, industrielle, commerciale, mais aussi – pourquoi le cacher ? – gastronomique. Le CAFS peut porter témoignage de cette diversité : de la porcelaine de Limoges à la tapisserie d’Aubuisson en passant par la maroquinerie, les expériences de construction écologique à Bordeaux, la gastronomie Bocuse à Lyon…

Notre mission principale, c’est d’abord de mettre en valeur auprès des milieux d’affaires saoudiens cette fabuleuse diversité française qui offre des opportunités économiques considérables. Le courant d’affaires qui lie nos deux pays se renforce et le CAFS n’est pas peu fier d’y contribuer. Le nombre de visites ministérielles en témoigne et les perspectives de partenariat durable et structurant sont très encourageantes : énergie, transport, agro-alimentaire… Je voudrais saisir l’occasion qui m’est donnée ce soir pour souligner combien l’Ambassadeur de France est toujours inlassablement aux côtés du CAFS au service du renforcement des liens économiques et commerciaux entre le Royaume et la France. Je crois que l’on peut dire que la France a ici un Ambassadeur qui se bat sur tous les terrains pour promouvoir les intérêts économiques et commerciaux français et générer un courant d’affaires à la hauteur des enjeux. Le CAFS, que je préside depuis peu – je parle aussi au nom de mon prédécesseur Kamel Munajed -, est fier et heureux de pouvoir l’aider dans cette tâche exigeante mais ô combien enthousiasmante. La mission d’UBIFrance est, à cet égard, tout aussi essentielle pour promouvoir les PME françaises en Arabie et je tiens à saluer son rôle et celui de son directeur, Michel Gélénine.

S’il y a un message que je voudrais faire passer ce soir, c’est donc bien celui-là : l’art de vivre à la française, l’Arabie le connaît, et les saoudiens l’apprécient et lui en rendent témoignage chaque année « par les pieds » si je puis dire, quand on regarde le nombre de visites touristiques et d’affaires saoudiennes en France. Mais il faut aller plus loin, développer davantage encore nos affaires dans les deux sens et je salue l’initiative de ce festival qui, j’en suis certain, contribuera encore davantage à convaincre nos hommes d’affaires de ce marché exceptionnel qu’est la France.

Mais assez parlé de business pour ce soir car c’est l’art de vivre culinaire français qui est à l’honneur à Riyad. Nous allons tous nous faire transporter place Vendôme grâce au maître cuisinier du Ritz.

Vive l’amitié franco-saoudienne et… Bon appétit ! »

Mohamed Ben Laden